Comment c’est fait · et où ça s’arrête
Notre méthode
Aucun pronostic de ce site n’est un avis. Chacun sort d’un modèle statistique, et chaque chiffre affiché sur une fiche est celui que le modèle a utilisé. Cette page explique comment il fonctionne, ce qu’on a mesuré de sa fiabilité, et ce qu’il ne sait pas faire.
Le modèle
Nous utilisons un modèle de Dixon-Coles, une méthode publiée en 1997 et devenue un classique de la prévision des scores de football. À partir des résultats passés, il estime pour chaque équipe une force d’attaque et une force de défense, en donnant plus de poids aux matchs récents, puis en déduit la probabilité de chaque issue : victoire à domicile, nul, victoire à l’extérieur.
Il ne regarde ni la cote, ni la réputation d’un club, ni ce qu’en dit la presse. Il ne connaît que des scores, et c’est ce qui permet de le tester honnêtement.
Ce qu’on a mesuré de sa fiabilité
Un modèle qui annonce « 70 % » doit avoir raison environ sept fois sur dix, ni plus ni moins. Pour le vérifier, nous l’avons ajusté sur les matchs antérieurs au 1er juillet 2025, puis appliqué à une saison entière qu’il n’avait jamais vue : 4 695 matchs. Le tableau compare ce qu’il annonçait à ce qui s’est produit.
| Le modèle annonçait | Cas | Attendu | Observé |
|---|---|---|---|
| entre 0 et 10 % | 351 | 7,0 % | 8,0 % |
| entre 10 et 20 % | 1 578 | 15,9 % | 17,0 % |
| entre 20 et 30 % | 5 626 | 25,4 % | 27,2 % |
| entre 30 et 40 % | 2 731 | 34,5 % | 33,8 % |
| entre 40 et 50 % | 1 783 | 44,7 % | 42,7 % |
| entre 50 et 60 % | 1 057 | 54,5 % | 49,2 % |
| entre 60 et 70 % | 537 | 64,6 % | 63,7 % |
| entre 70 et 80 % | 293 | 74,3 % | 74,7 % |
| entre 80 et 90 % | 113 | 83,6 % | 78,8 % |
Les deux colonnes se suivent de près, et là où elles s’écartent, nous le laissons visible plutôt que de lisser le tableau. Un modèle parfaitement calibré n’existe pas ; un modèle dont on peut lire les écarts, si.
Comment un pari est retenu
Chaque matin, le modèle examine les rencontres des sept prochains jours. Un pronostic n’est publié que si sa cote se situe entre 1,20 et 1,60. En dessous, le gain ne justifie pas le risque ; au-dessus, nos mesures montrent que le rendement se dégrade.
Le pari du jour est, parmi les matchs les plus proches, celui dont la probabilité est la plus haute. Ce n’était pas notre premier critère : nous retenions d’abord le plus gros écart entre le modèle et le marché, la « valeur » chère aux parieurs. Mesuré sur notre historique, ce critère rapportait +1,7 % quand la probabilité la plus haute rapportait +7,1 %. Nous avons changé de règle, et nous le disons.
Les jours où aucune rencontre ne passe ces critères, rien n’est publié. Un jour sans pronostic n’est pas une panne : c’est la règle qui fonctionne.
Pourquoi une mauvaise série ne « doit » pas s’inverser
Les fiches affichent une ligne finition : les buts marqués comparés à ce que valaient les occasions créées. Une équipe qui marque nettement au-dessus de ses occasions ne le doit généralement pas à un talent durable. Nous l’avons mesuré nous-mêmes, sur 43 139 observations, seize championnats et cinq saisons : 90 % de cet écart disparaît dès le match suivant.
Ce n’est pas le raisonnement du joueur de roulette, pour qui le rouge « doit » sortir après quatre noirs. Rien ne se compense au football. L’écart ne s’inverse pas : il s’efface, parce qu’il n’était pas une propriété de l’équipe.
Ce que l’historique prouve, et ce qu’il ne prouve pas encore
La page Nos résultats liste 97 paris, gagnants et perdants, sans tri. Il faut dire exactement ce qu’elle contient : l’historique a été reconstitué à partir du 01/07/2026 avec les mêmes règles de sélection, les cotes d’ouverture, et un modèle qui ne savait rien des matchs qu’il pronostiquait. Les paris publiés en direct s’y ajoutent chaque jour.
Et il faut dire ce qu’elle ne prouve pas. Sur quelques dizaines de paris, un bilan positif peut encore être de la chance : il en faut plusieurs centaines pour distinguer une méthode d’une bonne série. Nous n’y sommes pas, et tant que nous n’y sommes pas, ce bilan est une trajectoire à suivre, pas une démonstration.
Ce que le modèle ne sait pas
Il ne connaît ni une blessure annoncée une heure avant le coup d’envoi, ni une équipe remaniée avant un match européen, ni l’enjeu d’une rencontre. Quand les absences sont connues, la fiche les affiche ; quand elles ne le sont pas, elle écrit « inconnu » plutôt qu’un zéro rassurant. Les compositions sont ajoutées dès qu’elles tombent.
Un pronostic reste une probabilité. À 75 %, il perd une fois sur quatre. Et il doit perdre une fois sur quatre, sinon c’est le modèle qui est faux.
Qui paie ce site
Le site est gratuit. Il est rémunéré par affiliation : quand un lecteur ouvre un compte chez un opérateur après avoir cliqué ici, l’opérateur nous verse une commission. Cela ne change ni le pronostic, ni l’opérateur mis en avant : c’est toujours celui qui offre la meilleure cote, et les cotes des autres sont affichées juste en dessous pour que chacun puisse le vérifier. Seuls des opérateurs agréés par l’Autorité nationale des jeux sont référencés.
Les paris sportifs sont interdits aux mineurs et comportent des risques. Les coordonnées d’aide figurent dans les mentions légales.